Bienvenue à la boutique Sexy Chocolat


Un plaisir aussi onctueux que le chocolat

Attention, cette histoire est à caractère érotique. Pour un public avertit.

Introduction: Liliana Valois surnommée Lili est une jeune femme un peu carpe diem qui possède une boutique de produit érotique bien particulière. La boutique Sexy Chocolat offre de la lingerie fine, nommé Votre création pour toutes les silhouettes de femme en plus de nombreux produits pour tous les goûts. Sans oublier un coin salon pour les longues séances d'essayage, mais aussi pour une présentation de produits entre copines et des consultations privées sur les produits. Il y a aussi un miroir reflétant la plus belle image de ces clientes et surtout d'onctueux chocolat nommé Satisfaction. Découvrez les aventures de Lili dans sa nouvelle ville dans une boutique loin d'être normale!!

jeudi 6 février 2014

Chapitre 3

Chapitre 3
Mardi matin, mon premier d’une longue série de 365 matins dans cette maison. Qu’allait-il m’arrivé cette fois-ci? Car, il fallait le dire, il m’arrivait plusieurs anecdotes dans toutes les municipalités visitées. Parfois savoureuse, parfois moins heureuse! N’empêche que ces événements parsemaient mon album de souvenir d’histoire à raconter à mes futurs petits-enfants, si enfant il y avait.
La clochette retentit annonçant l’arrivée de clients. Je terminai de remplir l’étagère des huiles de massage et allai accueillir les nouveaux arrivées.
Une femme blonde, jeune aux bras d’un homme très imposant tout en grandeur et en musculature marchaient timidement vers les étagères des vibromasseurs. Le premier commentaire que mon petit moi me fit : « Yummi! C’est le paradis des beaux hommes ici! J’aime, j’aime » Ce qui me fit sourire et rosir.
Pensées indécentes sur un homme en couple! Quelle femme de luxure je fais! Mais c’était plus fort que moi, ayant un moi des plus charnel.
― Bonjour, les accueillis-je.
― Salut, me lance joyeusement la jolie blonde trop guindé à mon goût. Je ne savais pas qu’il y avait une boutique érotique dans le coin.
― Nous venons tout juste d’ouvrir nos portes
―Eh bien! Ce n’est pas un luxe! Je trouve que ca manquait de piquant dans la région.
― Franchement Cloé! Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de boutique érotique que les gens font abstinence, déclara le phénomène masculin.
Une voix rauque et profonde qui énerva mes nerfs jusqu’au plus profond de mon utérus. Un frisson qui m’obligea à faire un examen du spécimen. Grand et costaud, il avait des bonnes épaules et je devinai aussi qu’il devait être muni de bonne main. Un teint hâlé, une barbe claire naissante sur une mâchoire carrée très masculine, des yeux verts tirant sur la teinte noisette et une chevelure châtaine. En quelques secondes, je pouvais déterminer que cet homme était une bête sensuelle et sexuelle. Par contre, une chose me dérangeait de sa part; il me dévisageait avec une telle intensité que s’en était gênant?
― Cherchez vous quelque chose en particulier, demandai-je soudainement troublée?
Je tâchai de ne pas regarder l’homme et me concentrais davantage sur la cliente. C’était un fait dans bien des couples, elle choisit, il pait! Quoiqu’il fallait faire attention, il arrivait souvent que l’inverse soit vrai aussi, mais j’en doutais dans la situation présente. Monsieur semblait trop préoccupé à faire l’analyse de mon corps que de choisir un produit.
― Justement, s’exclama Cloé! J’ai quelque chose à vous demander… en privé! Chéri, regarde la lingerie si tu veux que j’essai quelque chose.
L’alfa ne répondit rien et alla vers la lingerie. Il avait fait que quelques pas qu’il se retourna vers moi pour m’observer de nouveau. Mal à l’aise, je me tournai rapidement vers la petite Cloé. Pourquoi les hommes aimaient les femmes si petites? J’aurais tellement peur de la briser en deux.
― Alors dites-moi, demandai-je poliment?
― Je cherche un donut, me murmura-t-elle.
― Un donut?
― Oui, vous savez, l’anneau pour le monsieur trop long. Déjà la grosseur est quelque chose, mais la longueur, je ne le supporte pas.
― Je vois, répliquai-je en haussant un sourcil.
Je levai mon regard de la jeune personne pour observer le phénomène dans la lingerie. Comme ca monsieur est bien membré. Ouf! Mon imagination s’affole dans un cinéma érotique sans fin. J’en ai des palpitations. On se calme Lili.
― Je n’en ai pas en stock, mais je peux en commander et vous appeler quand je l’aurais en boutique, répondis-je stoïquement avec le sourire.
― Oui! Ca serait parfait!
Satisfaite, elle tourna les talons et alla rejoindre son étalon. Je l’ai observai quelques secondes. Elle lui montrait différents morceaux de lingerie avide d’en avoir un et lui les regardait et les approuvait sans enthousiasme. Drôle de couple. Pourquoi, avais-je la drôle d’impression que c’est moi qui brisait l’harmonie?
Pendant que je me dirigeai vers mon comptoir afin de passer la commande sans les lâcher des yeux. Par deux fois, ses yeux verts et les miens se croisèrent me faisant frissonner. Qu’est-ce qui me prenait? Je n’avais pas l’habitude de me laisser aller dans mes sentiments quand j’étais en service.
Une fois la commande faites et la facture établie, je retournai auprès des clients. Au même moment, Cloé se mit à sautiller vers une des cabines, armée d’ensemble à essayer. Je lui lançai que j’étais à sa disposition pour les grandeurs et l’aider dans ses choix.
Alors que mademoiselle se préparait pour sa parade de mode, un silence s’installa entre monsieur et moi. Je sentais encore son regard peser lourdement sur mes épaules dénudées. C’est au moment où j’essayais de me trouver une occupation, qu’il se décida à ouvrir la bouche.
― Vous est-il déjà arrivé d’être avec une personne que vous pensez aimer et croisez une autre qui vous chamboule au point de vouloir être avec elle?
― Je ne comprends pas pourquoi vous voulez changer de partenaire. Car si je regarde la jeune femme dans la cabine, je ne corresponds pas à votre gabarit de femme, répliquai-je froidement.
Trop spontanément! La réplique cinglante avait sortit plus vite que son ombre. Définitivement, monsieur ne sembla pas s’y attendre car ta mâchoire tomba, surpris. Oh! Tant qu’à dire des stupidités à un homme qui chamboule mon moi sexuel, je devrais retourner à mes occupations, laissant l’homme sans voix faire face à une Cloé s’exhibant fièrement dans son chemisier en filet et en dentelle noire avec une touche de vert lime. Un ensemble classique qui lui allait comme un gant.
Pendant un moment, j’eu la conscience tranquille. Mademoiselle princesse semblait absorbé l’attention de monsieur muscle. Difficile de faire deux choses en même temps, n’est-ce pas, pensais-je avec un brin de mesquinerie?
Après avoir essayé, mainte et mainte morceaux et m’avoir mis le tout dans un tel état (je déteste les clientes qui n’ont aucune délicatesse avec ma lingerie), le couple fit un dernier tour. Au moment de payer les achats de mademoiselle, monsieur qui ne semblait pas si affecté par ma réplique, ne lâcha pas sa contemplation. Alors qu’il me tendit sa carte de crédit, il me pénétra du regard d’une manière qu’aucun homme ne l’avait fait. Je me sentais complètement nue face à cet apollon au regard ténébreux. Pendant, une fraction de seconde qui me paru une éternité, nous étions dans une bulle charnelle. Je sentais quasiment son souffle chaud caresser mon visage. Tous mes sens se réveillèrent à un point qu’un seul frôlement me faisait faillir.
Rapidement, je fus rattrapé par la gravité de la réalité. Quel dur retour quand j’entendis la petite voix de Cloé glousser comme une gamine face à ses achats.
― On va tellement s’amuser mon lapin!
― Passez une bonne journée, dis-je somnolente, encore sous le choc de se contact. Oh! Pendant que j’y pense, j’organise le lancement de ma boutique vendredi. Je vous invite à venir avec des amis!
― Ah oui! C’est sûr, déclara Cloé! J’adore tellement le concept! J’invite toutes mes copines!
―  Super! À vendredi alors!

Ils me sourirent. Seul le regard masculin soutint le mien plus longuement, puis disparu sous le tintement de la porte. Une fois seule, je m’effondrai sur le canapé. Carl Dubreuil, avais-je lu sur la carte de crédit. Pourquoi avais-je l’impression que j’avais le revoir plus souvent qu’à son tour?

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