Bienvenue à la boutique Sexy Chocolat


Un plaisir aussi onctueux que le chocolat

Attention, cette histoire est à caractère érotique. Pour un public avertit.

Introduction: Liliana Valois surnommée Lili est une jeune femme un peu carpe diem qui possède une boutique de produit érotique bien particulière. La boutique Sexy Chocolat offre de la lingerie fine, nommé Votre création pour toutes les silhouettes de femme en plus de nombreux produits pour tous les goûts. Sans oublier un coin salon pour les longues séances d'essayage, mais aussi pour une présentation de produits entre copines et des consultations privées sur les produits. Il y a aussi un miroir reflétant la plus belle image de ces clientes et surtout d'onctueux chocolat nommé Satisfaction. Découvrez les aventures de Lili dans sa nouvelle ville dans une boutique loin d'être normale!!

jeudi 6 février 2014

Chapitre 6

Chapitre 6
            Alors que je descendais vers la boutique après un bon dîner, je remarquai une voiture entrer dans le stationnement. La clientèle n’était pas nombreuse, mais je savais par expérience que les premières semaines étaient toujours ainsi, malgré la journée porte ouverte. La publicité allait faire boule de neige sous peu. Curieuse, j’attendais dans l’entrée de voir quel client venait me visiter. Deux femmes de différentes époques débarquèrent du véhicule. « Oh! Ca va être intéressant! » me dis-je en débarrant la porte de la boutique.
            Je me précipitai vers le sous-sol et alla faire semblant de replacer la lingerie histoire de passer pour une propriétaire occupée. La clochette sonna et les clientes entrèrent en papotant!
― Wow! Ca ne ressemble pas à un sexshop ordinaire. C’est plus une boutique fancy de lingerie, déclara la plus jeune des deux femmes.
― J’aime bien, c’est moins intimidant que les autres boutiques du genre.
― Mamie, s’offusqua la jeune femme qui semblait être dans le début vingtaine!
― Penses-tu sincèrement que ta mère et toi venez de la cigogne. Ton grand-père et moi avions beaucoup de plaisir dans notre jeune temps.
― Oui, mais je ne veux pas nécessairement le savoir, mamie!
― Bonjour mesdames! Bienvenue à Sexy Chocolat, je m’appelle Lili et je suis là pour vous servir.
― Bonjour, me répondirent-elles en cœurs.
― Je vous laisse regarder. Désirez-vous un verre de vin?
― Je veux bien, me répondit la dame au chignon blanc.
― Avez-vous de la liqueur, me demanda la jeune femme?
― Oui bien sûr.
Après m’avoir spécifié leur préférence, elles allèrent à l’exploration des produits. Je les entendis rire, ce qui me fit plaisir, même si un doute survenait concernant les achats de ces deux clientes. Elles me donnaient l’impression d’être ici que pour regarder, mais qui sait; laissons une chance au coureur!
Je trouvais cocasse le fait qu’il s’agissait de deux femmes qui visiblement était du même sang, mais de deux générations différentes, soit deux écoles de pensées différentes. Le plus ironique, c’est que je réalisai que les rôles étaient inversés. La vieille dame au dos voûtée aux cheveux blancs semblaient la plus ouvertes d’esprits, malgré ces vêtements strictes. À son contraire, la jeune femme très tendance semblait plus conservatrice en ce qui concerne sa sexualité. Était-ce parce qu’elle était mal informée?
Alors que je tendis les verres à mes invitées, la vielle dame me demanda :
― Avez-vous de bon lubrifiant? Vous savez à mon âge la lubrification naturelle...
― Oui, je sais. Dès l’âge de 40 ans, la lubrification naturelle de la femme diminue. Oui, j’ai même un produit parfait pour les femmes de 40 ans et plus. Suivez-moi!
Je les conduis dans le département des lubrifiants et leur présentai ce qu’elle désirait.
― C’est parfait! Tu veux en mettre un de côté ma belle Lili. Aussi j’aimerais avoir des informations sur les différents vibro…
― Non, là c’est trop mamie! Je t’aime beaucoup, mais là c’est trop me demander. Je ne veux pas savoir ce que tu achètes. J’aime bien l’image de la sage Mamie Laurette Lahaie. Je vais aller voir la lingerie, déclara la jeune femme rougissante.
― Très bien, va ma fille.
Alors que la jeune femme se dirigeait rouge pivoine, nous laissant en plan madame Lahaie, les lubrifiants et moi. Je ne pus m’empêcher de rire face à cette réaction puritaine. Qui avait-il de mal à choisir un vibromasseur pour profiter d’un plaisir si accessible à tous!?
― Ne vous inquiétez pas pour Marjorie, sa mère et elle n’ont jamais parlé de sexualité. En fait, c’est moi qui m’en suis chargé lorsqu’il est venu le temps. Toutefois, elle est toujours restée aussi puritaine que sa mère. C’est dommage, car elle ne sait pas ce qu’elle manque.
― C’est certains, suivez-moi, l’invitai-je.
― Vous savez, mon mari et moi étions vraiment avant-gardiste dans le domaine de la sexualité. Il était certains que nous n’en parlions pas ouvertement, mais dans la chambre, nous essayons toutes sortes de positions et de gadgets. J’avais même un vibromasseur avec lequel on s’amusait mon mari et moi. Quand je vois tout l’hypersexualité des jeunes d’aujourd’hui sans qu’ils ne connaissent vraiment le plaisir, je trouve ca triste.
― Entre vous et moi, le problème que l’on voit à toujours été présent d’une certaine façon. C’était juste caché. Alors, voici tous nos produits. Avez-vous une idée vers quel type de modèle vous désirez?
― J’aime bien les stimulateurs doubles; avec la stimulation du clitoris et du vagin.
― Bien, ce n’est pas le choix qui manque.
― Oh! Je suis un peu coquette, ceux-ci, me dit-elle en me pointant une collection haute gamme, me plais bien. Ils sont tellement beaux.
― Et d’excellente qualité en plus d’être hypo-allergène et très doux au touché.
J’en pris un qui ressemblait à son choix et commença à décrire toutes les spécifications en jetant un coup d’œil à Marjorie qui explorait la lingerie. Alors que je discutais avec Mme Lahaie qui continua à me raconter ces histoires sexuelles comme si j’étais une grande amie, la clochette sonna. Un deuxième client en même temps!? C’est la folie!
― Je vous laisse regarder les deux modèles, Mme Lahaie. Je vais aller répondre à mon autre client et voir votre petite-fille. Un autre verre de vin?
― Oh oui! Et est-ce que je peux m’asseoir?
― Bien sûr, le salon est à votre disposition. Je vous apporte votre verre dans quelques minutes.
Alors que je me tournai vers la section lingerie afin d’aller voir comment se portait mon autre cliente, je vis Marjorie les yeux grands ouverts et la mâchoire au sol, figée sur place. Elle regardait en direction de l’entrée. Je suivi son regard et aperçu monsieur Dubreuil. Je souris :
― Bonjour M. Dubreuil. Que puis-je faire pour vous?
― Bonjour Lili, me déclara-t-il d’une voix rauque, je viens chercher la commande de Cloé. Semble-t-il que c’est arrivé?
― Oui, oui! Je l’ai appelé hier soir.
― Elle est vraiment énervée d’avoir son gadget.
Il semblait légèrement irrité d’une telle excitation pour un gadget sexuel.
― Attendez-moi au comptoir. Je vais simplement servi ma cliente et je vous reviens, lui répondis-je professionnellement.
Marjorie alla rejoindre sa grand-mère au salon en ne lâchant des yeux pas Monsieur Dubreuil, rougissante. Les deux femmes me regardèrent d’un air entendu. Que voulaient-elles sous-entendre? Elles semblaient bien le connaître. J’irai à l’information après!
Je servis donc les deux dames et reviens au comptoir d’où je tirai un sac fermé.
― Je me demande ce qu’elle à acheter.
― Quoi? Vous n’êtes pas au courant, dis-je surprise?
― Elle n’a jamais voulu me le dire, déclara-t-il en ouvrant le sac.
Il observa le contenu du sac sans même le sortir, figé sur place. Il rougit comme un gamin prit en faute. Je devais l’avouer, malgré ces airs suffisants, cet homme avait un je-ne-sais-quoi qui me mettait les nerfs en boule au creux de mon estomac. Je crois qu’il m’aurait dit : « je te veux! » que je lui aurais crié : « Oui, prends-moi tout de suite! » Quoiqu’il avait vaguement essayé la dernière fois. Néanmoins, le monsieur était en couple et il était impensable de le faire commettre l’adultère, même si ce n’était pas l’envie qui me manquait.
― Je… Tu… tu as vu le contenu, bégaya-t-il.
― Oui, je l’ai quand même vendu, répondis-je avec une envie irrépressible d’éclater de rire face à son visage défait par la gêne.
― Ah! Oui, bien sûr! Merde, que c’est gênant!
― Ne vous inquiétez pas Monsieur Dubreuil, je ne porte aucun jugement. Puis dans un sens, si c’est bon pour Cloé, ne veut pas dire que c’est nécessaire pour toutes les femmes, dis-je tout bas de manière à ne pas atteindre les deux paires d’oreilles curieuses au salon.
Il ne dit rien, mais planta son regard dans le mien. Mon cœur fit trois tours. Qu’est-ce que cet homme me faisait de l’effet? Me sentant épiée de toute parts, je décidai de mettre fin à ce petit manège.
― Y a-t-il autre chose monsieur Dubreuil?
― Oui, eee… Non, c’est beau. Merci et au plaisir de vous voir bientôt, Lili.
OH MON DIEU!! J’ai des palpitations. Il à une telle manière de prononcé mon nom. Je fonds sur place et par son sourire satisfait, je compris que monsieur savait l’effet qu’il me faisait. Il a reprit sur lui-même. Oh que non! On ne joue pas avec moi!
― Dans ce cas, monsieur Dubreuil, je vous souhaite une excellente journée, dis-je froidement.
Il sourit. Il rit. Il me conquit. Il partit. Le silence radio en moi. Plus un battement, plus rien.
― Carl Dubreuil!
Je sursautai. Mon cœur se remit à battre. Merci Marjorie de m’avoir sauvé la vie.
― Je vous demande pardon, demandai-je curieuse face à une aussi vive réaction ne mademoiselle-introvertie.
― C’est le célèbre Carl Dubreuil. Le plus beau cuisinier qui n’existe pas, après François Marcotte bien sûr, me répondit-elle promptement.
― Cuisinier!?
― Tu ne connais vraiment pas Carl Dubreuil. Ce mec est traiteur et il fait un service à domicile. Il est très connu dans le coin. Sexy à l’os, TOUTES les femmes veulent le dévoré tout cru. Et en plus, il est plein aux as!
― Mais quelle importance Marjorie, s’offusqua Mme Lahaie! L’argent ne fait pas le bonheur.
― Oui, mais ca aide.
― Oh! Mais ma cocotte! Ce n’est clairement pas important dans cette situation. Définitivement, ce monsieur Dubreuil à un œil sur notre belle Lili et Lili n’en fait pas trop de façon.
― Que voulez-vous dire, feignai-je?
― Que toi aussi tu l’aime bien.
― Bof, répondis-je de ton que je voulais nonchalant. Il est trop prétentieux à mon goût.
― Ce n’est pas cela qui arrête un cœur d’aimer!
― On parle d’amour maintenant, déclarai-je un tant soit peu un brimer dans mon orgueil de femme?
― Et oui! On verra bien, d’ici quelques mois, mais c’est rare que je me trompe, finit Laurette en riant, fière d’elle.

Je regardai la porte close. Un homme ne m’avait jamais mis dans tous mes états. Pas même après deux rencontres. Est-ce que cela avait une signification? Seul l’avenir me répondrait!

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