Bienvenue à la boutique Sexy Chocolat


Un plaisir aussi onctueux que le chocolat

Attention, cette histoire est à caractère érotique. Pour un public avertit.

Introduction: Liliana Valois surnommée Lili est une jeune femme un peu carpe diem qui possède une boutique de produit érotique bien particulière. La boutique Sexy Chocolat offre de la lingerie fine, nommé Votre création pour toutes les silhouettes de femme en plus de nombreux produits pour tous les goûts. Sans oublier un coin salon pour les longues séances d'essayage, mais aussi pour une présentation de produits entre copines et des consultations privées sur les produits. Il y a aussi un miroir reflétant la plus belle image de ces clientes et surtout d'onctueux chocolat nommé Satisfaction. Découvrez les aventures de Lili dans sa nouvelle ville dans une boutique loin d'être normale!!

jeudi 13 février 2014

Chapitre 8

            Nous étions assises dans le salon de la boutique à déguster un verre de vin ­­― quoi? Il m’arrive de prendre un verre sur les heures d’ouverture. Ce n’est quand même pas un verre de vin rouge qui va me faire perdre tout sens d’inhibition. Judith était passée au moment idéal de la journée; en plein milieu de l’après-midi où je n’avais plus rien à faire.
            ― Je n’arrive pas à y croire. En l’espace de quelques temps tout a été chamboulé et tu sembles si bien maintenant.
            ― Tu sais, quand une porte se ferme, une autre s’ouvre. Suffit de saisir les occasions.
            ― Et ça fait combien de temps que tu es ici?
― Déjà trois semaines. Le temps passe trop vite.
Ça faisait effectivement trois semaines que j’étais dans cette municipalité. Je vais vous dire, quand votre temps est compté il passe à une vitesse fulgurante.
― Et dis-moi! Ce charmant Martin de l’épicerie!?
― Tu le connais, m’exclamai-je sans caché ma surprise!?
― En fait, tout Saint-André connait Martin. Il est tellement sympathique et souriant. Au magasin, c’est rare qu’on ne le voie pas sur le plancher à aider les employés. C’est vraiment un bon patron. Mais au lit, je me le demande bien, me lança Judith faussement innocente?
            ― Il est… assez étonnant. Toutefois, je crois que je l’ai offusqué et qu’il n’y aura pas de deuxième fois.
            ― Oh, dommage! Je suis tellement contente que tu sois dans la région. Disons que je n’avais pas des tonnes d’amis outre les mamans de la garderie. Je les aime bien, mais entre le gaga gougou et les couches pleines de nos progénitures, on ne parle pas vraiment d’autres choses.
            ― Bien dit donc! Tu devrais inviter à faire une soirée ici, histoire de diversifier les conversations.
            ― Bonne idée, je vais voir ca. Entre-temps que dirais-tu de sortir?
            ― Il y a des bars dans le coin
            ― Non, mais au Mont-Tremblant et à Gatineau oui. On pourrait voir la populace du Mont-Tremblant et danser jusqu’aux petites heures de matin comme dans le temps.
            ― J’adore et j’approuve.
            ― Sans blague? Samedi alors.
            ― Pas de problème, je fermerai la boutique plus tôt. Ca fait tellement longtemps que je ne suis pas sorti.
            ― Génial. Je vais demander à mon mari de garder Lucas samedi soir et on sort. Je passerai te prendre.
            Nous discutâmes ainsi de tout et de rien jusqu’en fin d’après midi où Judith dû quitter pour aller chercher son fils à la garderie. Comme j’étais contente de ne pas avoir d’enfants. Pas que je ne les aimais pas, au contraire, j’adore la matante gâteau. Toutefois, je ne me vois pas être mère monoparentale. J’ai toujours eu l’impression depuis que j’avais la boutique dans ma vie, que je ne serais pas une bonne mère. J’ai une tendance à vouloir trop souvent sauter la clôture pour me permettre d’avoir un enfant à ma charge. Quoique la situation serait peut-être différente avec un enfant. Dit-on que la venue d’un bébé changeant la vie d’une femme à jamais? Ça fait un peu peur. J’haussai les épaules en me disant que ca serait pas le cas, du moins pas maintenant, alors passons.

            La soirée battait son plein. La musique était excellente; l’alcool coulait à flot; une chaleur sensuelle rapprochant les corps qui valsaient au rythme des percussions antillaises. Vraiment, une superbe soirée. Je m’amusais comme une folle à flirter avec les hommes de la place et à danser jusqu’à en perdre mon souffle avec Judith. La danse c’était mon dada. Je ne suis pas du genre entrainement et compagnie, mais j’aime danser. Je trouve encore plus intéressant danser avec un partenaire de danse qui sait guider la femme qu’il tient dans les bras, mais pas aujourd’hui. Je filais a flirter et être rebelle. Heureusement, j’avais sorti mon ensemble rockeuse. Jeans parfaitement ajusté à mes courbes, t-shirt blanc à motif tendance rouge et noir, veste à manche trois quart en similicuir orné de rivets, mes bracelets et boucles d’oreille agencés sans oublié le smooky eyes toujours très sexy.
            Judith m’attrapa par la main et colla ces lèvres à mon oreille.
            ― Tu as un superbe mâle qui t’observe depuis tantôt à 10h.
            Sans rien ajouter, je tournai mon regard et croisa de magnifique yeux bleus. Mon cœur fit un trippe alto arrière. Encore lui!! Il me suivait partout.
            ― Il est vraiment pétard, continua Judith dans sa lancé.
            ― Carl Dubreuil, tu connais?
            Mon amie se tourna avec un visage d’étonnement.
            ― Merde, je ne l’ai pas reconnu. C’est l’homme qui te faut ma belle.
            Je vins pour répondre, mais une main délicate se posa sur mon bras détournant mon attention. Une jolie brunette, pas très grande me souriant et semblait vouloir me dire quelque chose. Je me penchai et la laissa me murmurer à l’oreille. Une demande bien particulière qui me laissa sans voix. La jeune femme me demandait de danser avec elle. Elle avait rajouté qu’elle savait que j’avais fait des compétitions de danse pour m’y avoir vu et désirait voir ce que ça donnait de danser avec une professionnelle.
Fait à connaître, alors que mon mari était toujours en vie, nous faisions de la compétions de danse amateur. À cette époque, mon nom était très connu au travers du domaine et j’étais réputé pour être la danseuse parfaite malgré mes rondeurs. Disons que ces fameuses rondeurs mon bloquées dans bien des domaines. Bref, j’étais mi-surprise qu’elle soit au courant que j’étais capable de conduire autant que je me laissé conduire en danse.
            Je tardai à répondre. Danser avec une femme pouvait être intéressant, surtout sous le regard de Carl. Argument de taille qui me fit pencher pour accepter la demande de mademoiselle. Je sens que j’allais m’amuser.
            Je lui souris et répondit à sa requête à l’invitant à prendre la piste de danse en lui tendant la main. Merveilleux sens du timing, la chanson commençait et la piste de danse était pour ainsi dire quasi déserte. Parfait, j’allais pouvoir mettre mes talents à l’œuvre. Un petit rythme de chacha que j’allais métamorphoser à ma guise vu que je conduisais. J’aimais cette chanson pour son jeu de courtise. L’homme essaie de prendre une femme qui finalement s’amuse à lui échapper. C’est ce que j’entamai avec ma jeune danseuse en lui montrant mon côté dominante tout en gardant des mouvements fluides et sensuelles. Sa tête dans ma main, je la penchai vers l’arrière dans un mouvement très au ralentit tout en caressant son décolleté de l’autre main. Je voulais donner des palpitations à la gente masculine et faire verdir de jalousie la gente féminine.
            Et je la ramenai rapidement pour enchainer une série de pas de cette danse cubaine. Ce que j’adorai encore plus, c’est que ma compagne embarquait dans mon jeu. Dans une série de pas techniques mêlés d’une sensualité féminine, un jeu de frôlement et de caresse s’enchaînèrent. Nos corps ondulaient en harmonie, je ne pouvais pas demander meilleur partenaire de danse. Un trois minutes que j’eu même l’impression que nos corps se firent l’amour dans même se toucher directement. Même le froissement de nos vêtements avait un petit quelque chose de pervers. J’aimais. Cette danse me revigora d’une énergie qui m’avait délaissé ces derniers jours. Une énergie sexuelle qui c’était perdue dans le brouhaha de la boutique. Depuis ma sortie avec le gentil Martin, je n’avais plus eu l’occasion de sortir et d’être dans un lieu où une vibration sexuelle venait vous chercher aux tripes. Alors,  il était difficile de résister. D’ailleurs, dans un élan passionné, à la toute fin de la chanson qui se métamorphosait en un autre rythme, je me permis d’embrasser la jeune dame sur les lèvres et la laissa pantoise en milieu de piste et je retournai rejoindre mon amie.
            ― Une bouteille d’eau, demandai-je au serveur.
            ― Mademoiselle se dévergonde, déclara Judith d’un ton rieur. J’ai l’impression que cette Lili la tu l’avais enfouie bien loin.
            ― Quoi? Elle voulait danser, j’ai dansé avec elle, répondis-je faussement innocente.
            ― Ah oui? Et ces caresses non-subtiles et surtout ce chaste baiser qui à fait baver la moitié de la populace du bar. Tu n’as pas remarqué que le volume de personne à diminuer de moitié, ironisa Judith.
            Je ris. J’avais effectivement remarqué que notre petite mise en scène avait monté la vapeur d’un cran. Quelle importance que ca plaise ou non, je ne serai pas ici des années durant, alors on allait m’oublier rapidement. Tous, sauf peut-être un.
            D’ailleurs, au moment où je callais une deuxième lapée d’eau enfin de baisser ma température, je le vis marché vers moi. Était-il seul? Cloé était dans le coin? Mon cœur espérait que non, ma tête me disait que ca serait mieux pour ma santé mentale.
            ― Alors, tu danses, me dit-il d’entrée de jeu? Tu danses merveilleusement bien.
            Il y a une chose que je n’aime pas dans le bar. Vue le haut volume de décibel, la proximité des corps est un incontournable. Alors, ce charmant Carl n’a pas le choix de me parler dans le creux de l’oreille si je voulais comprendre ce qu’il disait. À chaque souffle qui effleurait ma peau, je frissonnai. Je fondais, mais en même temps la situation m’enrageait. Je n’avais pas le droit de flirter avec un homme qui était en couple. Règle de la parfaite petite célibataire libertine, ne pas toucher les spécimens masculins des autres. Donc, Carl était dans mon livre, un homme inaccessible, mais ô combien attirant. Ange gardien, sauve mon âme des vices qui envahit ce corps!
            ― Merci! Décidément on se croise régulièrement depuis mon arrivée dans la région.
            ― Bien j’ai une autre occasion de te revoir, car toutes les raisons sont bonnes pour admirer ta beauté rayonnante. Le 15 juin, j’organise un gros souper extérieur chez moi. Ton amie et toi êtes invitées.
            ― Oh! Bien. Je vais noter l’invitation dans mon agenda.
            ― Super!
            ― Cloé va bien, demandai-je à brûle pour point?
            Il y eu un délai de quelques secondes. Un froid. Je crois que ce n’étais pas la question à poser.
            ―  Oui, elle va bien, se contenta de répondre en baissa les yeux.
            Je ne poussai pas plus loin ma curiosité. Je ne voulais pas le mettre mal à l’aise.  Mais je n’avais rien d’autre à dire. Du moins pas dans un bar. Comment engager une conversation quand nous avions de la difficulté à s’entendre? Impossible. Alors je décidai de briser un peu ma règle d’or et je pris sa main et l’invitai à danser. Il ne se fit pas prier et se laissa guider dans la mêlée de danseurs endiablés.
            Malgré la foule agglutinée dans un même centre, j’avais l’impression d’être seule au monde. Sans même se parler ou se regarder, nos corps se sont harmonisés parfaitement. Nos mains connaissaient leurs places et osèrent un effleurement par-ci et par-là sans tomber dans l’obscénité. Nos pieds suivirent le rythme de la musique et nos hanches se balancèrent sensuellement dans une synchronisation parfaite. Tout y était! Le moment parfait! Ils étaient rare, mais tellement savoureux. On dirait que le temps s’arrêtait et que seul nos corps vivaient dans le moment présent. Même nos âmes planaient de plaisir. Wow! Comme c’était bon et doux. Pourtant cette bulle fût rapidement brisée quand on entendit
― Carl!?
Nous nous retournâmes en même temps et nous remarquâmes Cloé, mains sur les hanches, l’air mécontent. La femelle primate en elle m’en voulait d’avoir prit son homme pour le moment d’une danse. Voyait-elle mieux que nous la vibration qu’il y avait entre lui et moi? C’était possible, mais je n’osais pas imaginer le sentiment qui venait avec cette réalisation. Peu importe ce qu’elle pensait ou comment je me sentais, il fallait nous sortir de cette impasse.
― Cloé, déclarai-je comme si elle était une amie de longue date! Ca va? J’espère que tu ne m’en veux pas d’avoir protégé ton homme des autres prédatrices!?
― Prédatrices, demanda complètement déstabilisé?
― Tu sais dans un bar comme celui-ci où la température est haute comme ca, il faut avoir notre mâle à l’œil.
Je sentais le regard de monsieur Dubreuil sur mes épaules. Surement devait-il se demander ce que je manigançais.
― Oh! Merci alors, me dit-elle pas certaine de l’attitude à prendre.
― Aller je vous laisse!
Je leur fis la bise et quittai le couple pour rejoindre Judith l’invitant à rentrer ou changer d’endroit.
Alors que nous marchions bras dessus bras dessous, Judith ne pu s’empêcher de revenir sur les derniers événements.
― J’ai tout vu
― Tu as vu quoi?
― Franchement Lili! C’était visible comme un nez au milieu du visage. La chimie qui vous habite quand vous êtes l’un prêt de l’autre. C’est fou pareil!
― Bah! Il a quelqu’un dans sa vie.
― Et alors?
― Comment « et alors? »?  Tu ne veux quand même pas que je la pousse et le vole comme une vulgaire poupée.
― Personnellement, des poupées comme ca, j’en veux une!
― Tu es folle, déclarai-je en riant!
― Sérieusement Lili! Je n’ai pas l’habitude de pousser une amie dans les bras d’un homme en couple, mais dans ce cas, définitivement, ca serait pour le bien de tous. Cette petite n’est pas faite pour cet homme. Je trouve qu’ils ne font pas un beau couple.
― Avoue donc que tu dis ca parce que tu es ma copine.
― Je le pense sérieusement et attention, quand j’ai un peu d’alcool dans le sang, je dis tout ce que je pense.
― Ooooh Attention, ca va être dangereux! Ton amoureux est bon baiseur?
― Ce n’est pas de tes oignons
― Il me semblait que tu n’avais plus de sens d’inhibition?!
― Oui, mais je ne suis pas folle non plus, répondit-elle en éclatant de rire.


Étendue dans mon lit, après mettre douché, je me rappelais de mon moment parfait. Parlons franchement. Il est vrai que je souhaite avoir une histoire avec monsieur le traiteur aux belles fesses, mais sachant pas sur quelle planète je serai lancé, bien je n’ose pas m’engager. Habituellement, je ne m’en fait pas avec des histoires de sexe, mais cette fois-ci je sens un petit papillon tout petit se développer dans le creux de mon ventre. Je sais que c’est dangereux. C’est le signal qui me dit de ralentir la cadence que je pourrai m’attacher, mais je ne veux pas m’attacher. Je ne me vois pas être en couple et du jour au lendemain quitter la municipalité et l’homme que j’aime pour une autre vie. Non, je dois garder la tête froide.

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