Bienvenue à la boutique Sexy Chocolat


Un plaisir aussi onctueux que le chocolat

Attention, cette histoire est à caractère érotique. Pour un public avertit.

Introduction: Liliana Valois surnommée Lili est une jeune femme un peu carpe diem qui possède une boutique de produit érotique bien particulière. La boutique Sexy Chocolat offre de la lingerie fine, nommé Votre création pour toutes les silhouettes de femme en plus de nombreux produits pour tous les goûts. Sans oublier un coin salon pour les longues séances d'essayage, mais aussi pour une présentation de produits entre copines et des consultations privées sur les produits. Il y a aussi un miroir reflétant la plus belle image de ces clientes et surtout d'onctueux chocolat nommé Satisfaction. Découvrez les aventures de Lili dans sa nouvelle ville dans une boutique loin d'être normale!!

lundi 3 mars 2014

Chapitre 10

Il était dix-huit heures passé et on cogna à la porte de mon logis. Je venais de fermer la boutique en prévision de la soirée de filles qui s’organisait pour 19h30 et je me préparai à les recevoir. Pas longtemps après la création de la boutique, je décidai de partir un concept comme les présentations à domicile, mais dans la boutique. Alors, les clients pouvaient réserver et je leur offrais une mini-présentation sur les produits qu’ils désirent en plus de leur offrir un service traiteur et vin payé par la maison. Ces soirées avaient toujours beaucoup de succès.
― Ca doit être le traiteur, me dis-je à haute voix.
Je me précipitai vers l’entrée et mon cœur fit trois tours quand j’ouvris la porte. Carl était là debout face à moi, les mains pleines de victuailles, souriant.
― Bonjour Lili! Tu as demandé un traiteur pour ce soir si je ne me trompe pas.
― Je.. oui oui! Je ne croyais pas que c’était le grand chef lui-même qui viendrait.
― Bien sûr! Surtout quand je vois Liliana Valois propriétaire du Sexy Chocolat. Tu me laisse entrer, c’est quand même lourd!
― Oui, oui, désolé, répondis-je et disparaissant derrière la porte pour laisser entrer l’imposante stature de cet homme.
Oh my! Il est dans mon chez moi. C’est plus juste un client là!
Eh oh! On se calme, il est le traiteur, rien de plus.
Il s’installa à la cuisine et s’informa où je cachais mes poêlons et chaudrons afin qu’il prépare les bouchées commandées.
― Je ne savais pas que tu faisais la cuisine sur place.
― Oui! C’est le but de ma compagnie. Le service d’un chef à domicile.
― Je veux bien, mais j’ai demandé un traiteur par un chef à domicile.
― Je sais! En principe, tu aurais reçu les bouchées par un livreur avec la facture. Pour une femme comme toi, je trouvais la chose un peu rude, alors je me suis moi-même déplacé. Puis toutes les raisons sont bonnes pour te voir, finit-il avec un sourire charmeur casanier qui lui était typique.
Je ne relevai pas le commentaire et le laissa préparer les bouchées. Incapable de tenir dans la même pièce que cet alpha qui dégageait une énergie sexuelle féroce, je décidai d’aller préparer ma boutique pour la soirée d’enterrement de vie de jeune fille. Il était dix-neuf heures quand je remontai voir l’apollon aux cuisines.
Cinq plateaux couverts de bouchées tout aussi appétissants les unes que les autres régnaient sur l’îlot.
― Voilà madame! Vos bouchées sont prêtes.
― Merci… répondis-je bouche bée par la présentation et l’arôme des plats.
― Vu qu’il s’agissait d’une soirée à caractère érotique, j’ai pensé sortir quelques ingrédients à saveur sensuelle ou aphrodisiaque histoire de mettre le ton à la soirée. Alors, on a ici des triangles de bonheur fait avec du ricotta en surtout des abricot qui rappelle un peu la chair douce et sensuelle d’une femme, un délice. Ensuite, il y a une salade de betterave qui à une influence positive sur les hormones. Un classique, les tostitos avec accompagnés de guacamole, LA recette pour mettre du piquant dans une soirée comme la tienne. L’avocat et le cumin sont des très bons aphrodisiaques subtils en plus d’être très savoureux. La troisième assiette est composée de Péché mignon de flétan. Un poisson frit avec un mélange de vanille et de piment. Deux autres ingrédients qui stimulent les sens et donnent des frissons. Enfin, l’extasie banane et chocolat qui sont des fondants au chocolat qui favorise la sécrétion d’hormone de plaisir. Savais-tu que même Casanova buvait plusieurs tasses avant d’aller rejoindre la dame qui l’attendait dans son lit? Bref, Les fondants sont accompagnés d’un petit verre de lait frappé aux bananes que je te suggère de mettre au frigo et ne sortir qu’à la toute fin. Alors voilà, mademoiselle Lili. Votre repas de la soirée.
Sa description me laissa sans mot. Il parlait de la nourriture d’une manière si sensuelle, si pervers qu’on croirait qu’il décrivait une scène pornographique. Juste à voir chacun de ces mots sortir de ces délicieuses lèvres rosés me faisait frémir.
― Oh! Tu devrais goûter à cette bouchée là, me dit-il en prenant avec délicatesse le morceau de péché mignon, histoire de te donner la pêche pour ta présentation.
Il s’approcha de moi en tâchant de ne pas perdre une miette du délicieux morceau de poisson frit et alors que j’ouvrai la bouche, bien malgré moi, de façon sensuelle, je plantai mon regard brûlant dans le sien. Sans même décoller mes yeux de ce regard transcendant, je sentis la bouchée sur ma langue. Une explosion de saveurs rempli mes papilles gustatives me laissant pantoise. C’est vrai que ces saveurs avaient un petit côté sensuel et exotique. Quoique tout était dans la manière de le présenter aussi.
Alors que j’avalai, Carl, toujours en me faisant l’amour du regard, passa son pouce sur le bord de ma bouche pour enlever ce que je suppose le surplus qui était resté jalousement sur mes lèvres.
― En soit, je l’aurai enlevé avec ma langue, mais je me suis garder une petite gêne, me murmura-t-il.
― C’est trop d’honneur  pour ma pudique personne, répondis-je du tact au tact.
― Est-ce que votre pudique personne à aimer?
― Je dois admettre qu’il s’agit bien d’une explosion de saveurs.
― Ravi de l’entendre. J’espère que vos invitées sauront en dire autant.
            Étrangement, j’avais cru remarqué qu’à chaque parole qui sortait de cette bouche, Carl approchait son visage du mien. Au stade où nous en étions, nos nez s’effleurèrent. Ouf! Douce sensation quand cèderas-tu? Était ce mélange de piment vanillé qui faisait tressaillir mes nerfs ou était-ce sa présence imposante et ma foi, si chaude et agréable.
            Pourtant la sonnette de la porte de la boutique cassa le charme. Sauver par la cloche et c’était le cas de le dire. Malgré toutes mes bonnes volontés de rester une femme sage et pure (admettons que) je restais une femme de chair qui ne pouvait pas résister à ce genre de conversation si charnelle!
            ― Ça doit être mes clientes qui arrivent, déclarai-je en reculant.
            ― Bien! Je te laisse leur répondre. Je vais descendre les plateaux et ramasser mon fouillis.
            ― Oh! Je peux le faire plus tard.
            ― Non! J’y tiens. Je n’aime pas laisser les cuisines dans lesquelles je pratique mon art dans un sale état.
            J’haussai un sourcil. Tout était sujet à controverse dans son choix de mot.
― Bon! Dans ce cas, je vais aller répondre!

Encore pantoise de ce moment très trop charnelle, j’allais répondre à mes invitées, souriante. Elles entrèrent me saluant, énervées comme des puces pour leur soirée.
― Nous avons apporté deux bouteilles de vin pour accompagner la soirée
― Parfait, j’ai de jolies bouchées toutes à caractère sensuelle à vous suggérez, répondis-je. Descendez et installez vous au salon, je viens vous rejoindre dans quelques minutes.
Elles descendirent en riant alors que j’allai rejoindre l’homme dans la cuisine. Il me souria et avant même que je n’ouvre la bouche il déclara :
― Ne t’inquiète pas pour moi. Je vais ramasser et quitter en douce. Tes invitées n’y verront que du feu.
― Oh! Ok, et pour le paiement.
― Tu recevras la facture plus tard, ou je viendrai te la porter, je ne sais pas trop.
J’haussai un sourcil. Tenait-il vraiment à revenir me voir? Soudain, je sentis une petite boule de papillons se former au creux de mon ventre. Alertée par mes sens, je décidai de couper cours à la conversation et aller rejoindre mes invitées.
― Dans ce cas, je te souhaite une belle soirée et un gros merci pour tout, Carl.
― Tout le plaisir était pour moi, répondit-il casanier.
Cet homme me faisait trop d’effet. Je devais faire attention pour ne pas tomber dans le panneau de la fille amoureuse. Je me permettais des flirts, mais jamais rien de plus car je ne restais jamais assez longtemps pour me le permettre. Non, Lili! Tu dois garder la tête froide.
C’est d’un pas déterminé que je rejoins mes clientes, tâchant d’oublier le sourire de Carl.

Les six filles riaient au salon en explorant les produits. Verre de vin à la main et petite bouchée ravissaient leur soirée de filles. Par contre, j’en avais une dans le collimateur. Depuis le début de la soirée elle faisait tout pour attirer l’attention sur elle, mais à mon détriment. Alors, que je présentais mes produits sensuels, elle n’arrêtait pas de me lancer des craques comme quoi j’étais une mauvaise vendeuse. Était-ce de ma faute si je n’avais jamais eu de problème d’infection avec les produits? La compagnie dit que leurs produits sont hypo-allergène et comme il s’agit d’une entreprise qui se spécialise dans le cosmétique, j’ai tendance à les croire sur parole. Par contre, quand on vient à être à cours d’argument devant ce genre de chipie, c’est difficile d’avancer. Et comme je ne suis pas du genre à mentir à mes clientes dans le but de vendre, bien j’ai dû faire face à mon ignorance sur le sujet.
Dans ces soirées, j’aime bien expliquer l’idée des images sur les produits ainsi que des faits historique.
 ― Ces images étaient utilisées à l’époque pour éduquer les enfants dans leur sexualité et l’hygiène aussi.
― Les geisha seulement, me répond-t-elle en ne lâchant pas des yeux son téléphone portable.
― Non, les enfants, garçons et filles
― Ben non, tu vois-tu les gars utiliser les boules. Où ils vont les entrer.
― Tu as raison, mais la je ne parle plus des billes, mais bien des images sur l’emballage.
― Oh! Désolé, répondit-elle rougissante.
Elle lâcha son téléphone un instant pour regarder les yeux qui la visaient et haussa les épaules.
― Ben quoi? Je n’ai pas le droit de me tromper?
Personne ne répondit. Un silence de mort planait. Visiblement, les filles commençaient à être à bout de ces répliques cinglantes de mademoiselle-je-sais-tout. Je même cru entendre un murmure qu’une des femmes lui demander de ce taire. Et j’en eu la confirmation. À la toute fin, je laisse les clientes magasiner en toute tranquillité dans la boutique en restant disponible pour elles. La chipie fût la première à venir me voir.
― Je vais prendre ca. Je vais te dire que tu n’es pas la meilleure vendeuse. Il faut que tu connaisses tes produits par cœur. La vente c’est go go go! Quite à mentir un peu.
― Ca fait 57.38$
― Comme ton système de facture. Arrive au 21e siècle. Une caisse enregistreuse est de mise ma cocotte, continua-t-elle en me tendant sa carte de crédit.
― Sur Mastercard, merci.
― Come on, prend juste le numéro de la carte et enchaîne la prochaine cliente. C’est ca la vente ma chérie.
Là, c’était trop.
― Ok! On va mettre quelque chose au clair. Un, je ne suis pas ta chérie ni ta cocotte ni aucun petit nom de ce genre. Mon nom est Lili. Deux, mes modes de paiements son à l’ancienne parce que mon système en brisé ce matin et que le technicien n’est pas disponible avant demain matin. Trois, ce n’est pas évident de faire une présentation devant une mademoiselle qui veut attirer toute l’attention sur elle, car elle souffre d’un manque quelconque dans sa vie et finalement, je ne fais pas de vente à pression car la vente n’est pas mon but finale. Mon but est la satisfaction de la clientèle avant toute chose. Et puis tu sauras mademoiselle-je-sais-tout-de-la-vente, aujourd’hui les gens en on assez de la vente à pression. Ils veulent du service! Et puis en leur donnant la bonne information et le bon service, bien je suis certaine qu’ils reviendront me voir et ÇA c’est de la vente à long terme, finis-je avec un sourire en voyant le visage déconfite de la cliente face à moi. Alors sur ce, voici vos achats et passez une agréable soirée.
― Je vais faire une plainte à ta boss.
― Pas de problème. J’attends ta plainte avec impatience, vu que je suis la patronne.
― Tu ne croiras jamais comment je peux détruire ta réputation, finit-elle en tournant les talons et quittant la boutique.
C’est vrai que je venais, statiquement parlant, de perdre 10 clientes potentielles, mais s’il s’agit de cliente dans son genre, je préfère ça ainsi. L’une des filles du groupe vint me voir et me dit :
― Merci Lili d’avoir osé dire ta façon de penser. Elle commençait à nous soûler avec ses commentaires négatifs.
― Oui et on est désolé. Elle c’est pour ainsi dire invitée toute seule, déclara une autre des filles.
― Ah oui?
― Oui, je me suis échapper dans un souper et elle a décidé de venir.
― Ce n’est pas grave. J’espère juste que je n’ai pas gâché votre soirée.
― Non au contraire! C’est une super soirée, merci Lili!

Finalement, au compte, malgré les contretemps, la soirée ce déroula bien. Même que je fis plus de ventes que mon quota habituel dans ces soirées. C’est qui la mauvaise vendeuse!



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