Bienvenue à la boutique Sexy Chocolat


Un plaisir aussi onctueux que le chocolat

Attention, cette histoire est à caractère érotique. Pour un public avertit.

Introduction: Liliana Valois surnommée Lili est une jeune femme un peu carpe diem qui possède une boutique de produit érotique bien particulière. La boutique Sexy Chocolat offre de la lingerie fine, nommé Votre création pour toutes les silhouettes de femme en plus de nombreux produits pour tous les goûts. Sans oublier un coin salon pour les longues séances d'essayage, mais aussi pour une présentation de produits entre copines et des consultations privées sur les produits. Il y a aussi un miroir reflétant la plus belle image de ces clientes et surtout d'onctueux chocolat nommé Satisfaction. Découvrez les aventures de Lili dans sa nouvelle ville dans une boutique loin d'être normale!!

jeudi 13 mars 2014

Chapitre 11


― Passez une bonne journée M. Pagé!
― Vous aussi Lili et n’oubliez pas mon invitation pour aller prendre un verre.
― Je vous promets d’y penser, répondis-je en riant.
Le facteur quitta ma demeure souriant et fier comme un paon. Daniel Pagé dans un lit? Je passai mon radar sur le dos du facteur chargé comme un mulet. Malgré sa tête blanche, il serait un bon parti. Surtout en voyant ses fesses et ses mollets. Juste y penser, je me sens toute émoustillée. Un moment de plaisir solitaire s’imposai après avoir été remontée ainsi. Alors que je me tournai vers l’entrée de ma maison, j’entendis une voix m’interpellée. Je me retournai aussitôt pour apercevoir Mme Lafayette marcher vers moi, souriante, mais les épaules basses, encore timide.
À ma hauteur, sans prononcer un mot, elle me tendit une enveloppe. Je me souvins enfin du rendez-vous que je lui avais fixé. Adieu mon plaisir solitaire!
― Vous l’avez fait! Très bien. Comment ça c’est déroulé?
― Difficile, je dois avouer!
― Oh! Entrons! Je vais faire du café.

            Assise en face d’elle, l’enveloppe sur la table à café blanche, j’attendis qu’elle parle. Ce qui ne tarda pas à venir, plus confiante que lors de notre première rencontre.
― J’ai trouvé l’expérience difficile et enrichissante. J’ai eu de la difficulté à franchir le pas de la nudité.
― Qu’est-ce qui vous a pousser à aller jusqu’au bout?
― Vous, Lili!
― Moi?
― Je rêve d’être aussi belle que vous. La confiance que vous dégagez n’a pas de prix et je me suis dites que vous devriez avoir du plaisir à vous voir nue, alors pourquoi pas moi. Au début, ce fût dur de voir mes seins tombants, mon ventre flasque, mes grosses fesses, etc. D’ailleurs, je dois vous avouer que… que je n’ai aucun plaisir à faire cette exercice finalement. Je crois que ce n’est pas accessible pour moi.
Mon cœur se serra devant ce visage de défaite. Je ne pouvais pas laisser cette femme baisser les bras aussi rapidement.
― Non! L’orgasme, le plaisir et la confiance sont pour tout le monde. Vous avez fait un grand pas. Vous avez été capable de vous voir dans un miroir, mais le chemin d’acceptation peut prendre du temps.
― Oui, mais ce n’était pas plaisant! Aussi, je ne l’ai pas fait tous les jours.
― Ca va! Il n’y a aucun problème de ne pas le faire régulièrement. J’ai une autre idée pour aller plus loin si vous voulez bien.
Elle me regarda incertaine d’apprécier l’idée d’aller plus loin. Pourtant dans le silence, je vis l’acceptation faire son chemin dans sa tête. Je me risquai alors à proposer ma fameuse suggestion.
― Je sais que lorsque vous vous observez sous une lumière crue, c’est moins enjoliveur, nous sommes tous pareils. Par contre, si on y rajoute l’ambiance, l’idée que l’on est belle peu faire son chemin. Je vous propose une soirée EN-TIÈ-RE-MENT consacrer à vous. Un bon repas, un bon bain avec bulles de bain et des chandelles. Ajoutez-y un élément que vous aimez. Aimez-vous le chocolat?
― Oui, j’adore!
― Encore mieux. Un peu de vin ou mousseux ou…
― Porto?
― Va pour le porto! Et rajouter le sens du goûter avec votre sens de la vue et du toucher.
― Du toucher?
― Oui! Ceux qui apprendront le mieux à connaître votre corps sont vos doigts. Effleurez votre peau du bout des doigts en savourant toutes les subtilités du chocolat mélangées au porto.
― J’aime bien!
― Essayez et ensuite mettez sur papier vos sensations et peut-être revoyez votre description de vous-même.
― Oui oui oui! J’adore, répliqua-t-elle l’œil brillant. Je cours chercher du porto!
Mme Lafayette quitta ma boutique en courant avec une nouvelle énergie. Je souhaitais tellement que le résultat soit encore mieux que la dernière fois. Cette femme m’était attachante dans sa naïveté et sa crainte de l’inconnu.

Un peu plus tard dans la journée, mon amie Judith vint me rejoindre pour prendre un café. Confortablement installées à la cuisine, nous papotions comme de vraies gamines de tout et de rien.
― Si tu savais comme cette époque me manque. Depuis que j’ai un enfant, c’est impossible de reprendre notre rythme de folle galère, me répliqua Judith en penchant ses yeux sur son café qu’elle avait presque terminé.
― Tu vois, moi elle ne me manque pas. C’était bien à ce moment et aujourd’hui c’est autre chose, d’autres expériences.
― Comment fais-tu pour être aussi sage, s’exclama Judith?
― Tu sais, depuis la mort de Miguel, il y a bien des éléments dans ma perception des événements qui ont changés. Par contre, ça ne change rien au fait que l’on peut s’amuser quand même aujourd’hui.
― Oh! Parlant de s’amuser, vous êtes invitée, madame, à une superbe soirée dans l’une des plus belles maison de la région, déclara mon amie avec un air coquet.
― Ah bon? Qui m’invite? Viendras-tu aussi?
― Bien sûr que je vais venir et c’est le beau chef Carl Dubreuil
Je m’étouffai avec le biscotti dans lequel je venais de croquer. Me sentant devenir rouge écarlate, je me précipitai vers le lavabo afin de recracher ma bouchée
― Ca va Lili, entendis-je derrière moi?
Je me fis couler de l’eau et en pris une grande lapée à même le robinet. Enfin, j’inspirai profondément avant de me retourner vers une Judith qui semblait complètement affolée.
― Ca va, t’inquiète! Ma bouchée a juste très mal passée! Donc tu veux aller chez ce traiteur!
À ce moment précis, ce qui m’amusa plus que tout, c’est à quelle vitesse Judith oublia que je venais de m’étouffer pour partir dans un monologue enjoué.
― Ma Lili! Tu n’as pas idée comme il est beau. Une beauté brute et virile comme on les aime. Il me fait penser un peu la Gerald Butler. Oh! Et il cuisine tellement bien, en plus. Toi qui aime la bonne bouffe, tu vas être servie! J’ai déjà goûté à un de ses services traiteurs et c’est des petites bouchées délectables qui sont carrément une explosion de saveurs dans la bouche, c’est bien simple, je fondais à chaque bouchée. Oh! Mais j’y pense… tu l’as déjà rencontrer, au bar!?
― Oui et il a fait un traiteur ici pour des clients aussi. Alors je sais de quoi tu parles, répondis-je en riant.
― Je suis désolé, je me suis emporter n’est-ce pas, me dit-elle toute gênée
― Ce n’est pas grave. Parles-moi donc de ce souper.
― Je connais très bien la cousine de ce charmant monsieur et elle m’a invitée à venir au BBQ que son cousin organise. Elle m’expliquait qu’il faisait ce genre d’événements tous les ans pour étendre sa clientèle et aussi pour s’amuser. Beaucoup d’alcool, bien sûr, mais beaucoup de nourritures. Tappas, méchoui et encore plus y parait. J’ai pensé que ça te dirais de me suivre et ça te permettrais de te faire une petite pub.
― Oui, genre 5 à 7 réseautage. Bonne idée! C’est quand?
― Samedi prochain.
― Parfait, je vais faire une annonce comme quoi je fermerai plus tôt samedi!
Mon amie sautillait de joie et ça me faisait plaisir à voir. Par contre, une autre petite crainte naissait en moi. En fait, pas une crainte comme une fébrilité de me retrouver face à un homme qui me chamboulait. Peut-être que la soirée se déroulera sans anicroche.

Je dirigeai mon regard sur une photographie encadrée sur le mur. Un couple souriait au photographe l’air d’être complètement heureux. Miguel et moi semblions si heureux à cette époque. Je regardai les yeux de mon mari d’autrefois et j’avais l’impression qu’il me disait de tourner une page d’histoire et de laisser mon cœur me guider pour une fois. J’en avais envie, mais j’avais peur. Peur de revivre cette douleur que j’avais vécue. Les adieux n’étaient pas ma tasse de thé et le contrat que j’avais signé avec Gabriel m’obligeait à les vivre plus souvent que je ne l’aurais voulu. « La vie est trop courte pour ne pas la vivre à son maximum, me disait souvent Miguel. » Est-ce que je le faisais vraiment? Peut-être que je devais réviser ma vision des choses.

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