Bienvenue à la boutique Sexy Chocolat


Un plaisir aussi onctueux que le chocolat

Attention, cette histoire est à caractère érotique. Pour un public avertit.

Introduction: Liliana Valois surnommée Lili est une jeune femme un peu carpe diem qui possède une boutique de produit érotique bien particulière. La boutique Sexy Chocolat offre de la lingerie fine, nommé Votre création pour toutes les silhouettes de femme en plus de nombreux produits pour tous les goûts. Sans oublier un coin salon pour les longues séances d'essayage, mais aussi pour une présentation de produits entre copines et des consultations privées sur les produits. Il y a aussi un miroir reflétant la plus belle image de ces clientes et surtout d'onctueux chocolat nommé Satisfaction. Découvrez les aventures de Lili dans sa nouvelle ville dans une boutique loin d'être normale!!

lundi 31 mars 2014

chapitre 12

            Il y a de ces jours où je me dis que c’est une vraie galère d’être une femme. Surtout quand celle-ci à une envie irrésistible de plaire. Quel bon vêtement mettre? Comment se coiffer? Doit-on mettre des sous-vêtements sexy ou confortable? J’ai pris mon vendredi soir ET mon samedi après-midi pour répondre à toutes ses questions et me préparer.  Au moment où je me regardai dans le miroir, je pouvais dire que c’était parfait. L’ensemble m’allait à ravir et s’agencait parfaitement avec mon « mood » du moment. Une blouse de type poncho en voilage que couleur sable avec camisole et jeans legging noirs. Sans oublier le magnifique collier long et les bracelets dorés qui brillent à mon bras. Classique, mais tendance et HYPER confortable. Et si la question vous à effleurer l’esprit, j’optai pour un ensemble classique de sous-vêtements noir en dentelles. Simple, jolie, sexy et encore très confortable. Je sais pas pourquoi, mais je sentais un besoin d’être bien avec moi-même. Peut-être parce que j’allai rencontrer un homme qui me fait complètement chavirer!
Satisfaite de l’ensemble, je décidai d’aller me calmer à la cuisine en prenant un petit verre de pinot des Charantes. Cette boisson qui me rappelait ma mère, avait un petit quelque chose de réconfortant. Parfait, quand on a les nerfs en boule! Alors que terminai de verser mon verre, j’entendis une voiture entrer dans mon stationnement. Sans hésitation, je sorti un autre gobelet et servi mon amie qui entra quelques secondes après.
― Oh! On a sorti la boisson des grandes occasions, déclara Judith en entrant.
― Oui! Habituellement j’en prends durant le temps des fêtes, mais j’aime bien en prendre un verre l’été aussi. Puis j’ai pensé qu’on pourrait entamer notre soirée ici, avec un apéro!
― J’adore! D’ailleurs vous êtes très belle madame.
― Merci. Laisse-moi te dire que ce Carl me met les nerfs à fleur de peau. Je ne sais pas ce que cet homme a, mais à chaque fois que je le vois, il me chamboule.
― Pour vrai? Ah bien ça expliquerait pourquoi tu t’es étouffée cette semaine. Et la bonne nouvelle, c’est qu’il est maintenant célibataire.
― Ah oui? Comment sais-tu ce potin, demandais-je soudainement alerte?
― Bien, je suis la confidente de la cousine un peu sans le savoir. Elle m’a dit et je dicte : « Je suis tellement contente que la petite énervée ne soit plus dans le décor. Elle était gentille, mais trop petite fille pour Carl. Je sais pas pourquoi il ne sort pas avec une VRAIE femme, imita mon amie. »
― Entre toi et moi, c’est quoi une vraie femme?
― Je ne sais pas moi. Une femme en haut de 30 ans.
― Ça, c’est un préjugé Judith, lui répondis-je en riant. Je crois que sa cousine voulait dire une femme un peu plus mature que Cloé.
― Tu la connais?
― Oui, elle était une de mes clients. En fait, elle a été ma première cliente ici.
― Ah bon, dit-elle en haussant les épaules, complètement indifférente.
Elle cala son verre et le redéposa bruyamment sur l’îlot où nous étions installées.
― Alors? On y va?
J’imitai Judith et lui déclarai en prenant mon courage à deux mains :
― On y va!

Nous arrivâmes devant un… comment dire? Un manoir? Un château? Un domaine? En fait, je dois avouer que j’y vais un peu fort. La façade semblait être une maison bien modeste, mais c’est une fois à l’intérieur que l’ensemble devient impressionnant. Construit à même un mont, l’immense demeure de Monsieur Dubreuil avait de quoi couper le souffle. Des plafonds cathédrales, des boiseries, des planchers en bois franc ou en ardoise, sans oublier les fenêtres qui offraient une vue sur le lac, bref tout de cette maison avait de quoi impressionner. Par contre, je ne dirais pas que c’était des grandeurs froides et sans âmes. J’habiterais dans cette maison sans problème, sans sentir d’inconfort.
― Bonjour mesdames!
C’est un Carl vêtu d’une simple chemise noir laissant légèrement paraitre ses clavicules et d’un jean bleu foncé, qui nous accueilli tout sourire. La dernière fois que je me sentis les jambes molles au point d’avoir l’impression que le plancher allait se dérober sous moi, ce fût à mon mariage. On se calme Lili! Tout va bien!
― Je suis ravis de te revoir Lili! Et vous êtes, demanda-t-il à l’intention de mon amie?
― Judith! Je suis une bonne amie de votre cousine Marjorie
― Ah oui! Elle m’a dit qu’elle inviterait des amies. Avoir su qu’elle comptait Lili dans ces amies...
― En fait, je ne connais pas Marjorie, c’est plus Judith, finis-je par bafouillé.
― Je vois. Ne restez pas là entrez mesdames! Vous êtes toutes en beauté d’ailleurs!
― Merci, jubila Judith, les yeux grands comme des 2 dollars.
            Notre hôte nous invita à le suivre à l’arrière, sur l’immense terrasse où quelques invités papotaient joyeusement, un verre à la main. Alors, que nous n’avions même pas franchi la porte qu’une femme, que je supposais être Marjorie, se précipita sur Judith. Pourtant, je ne pu entendre ce qu’elles se dirent, car on me tira vers une autre direction.
            Carl me guida vers la cuisine où une délicieuse effluve chatouillait mon nez. Carl lâcha doucement ma main se dirigeant vers les fours.
― J’ai cru comprendre que tu étais un fin palais. Je voulais te faire goûter à une de mes création.
― Super! C’est quoi?
― Ferme les yeux! Je veux que tu utilises tes sens pour découvrir les saveurs. Je suis de ceux qui croient que lorsqu’on veut optimiser une expérience sensorielle, il faut couper l’un des sens. Dans notre cas, ce sera la vue.
Je pris alors la liberté de m’assoir sur l’un des tabourets qui était au pied de l’îlot et fermai les yeux attendant la suite. Rapidement, je sentis une chaleur près de moi. Mon cuistot n’était qu’à quelques pouces de moi. Mon rythme cardiaque accéléra et je sentis mes joues rosirent, mais je tâchai de rester stoïque. Pourtant, le frôlement de sa jambe sur l’intérieur de ma cuisse me fit frémir. Même les yeux fermés je pouvais deviner son sourire satisfait. Il frôla mon épaule du bout des doigts et murmura :
― Tu es prête?
Incapable de prononcer un simple mot, j’hochai la tête. Sa main quitta mon épaule pour se déposer sur ma joue.  Sa chevelure frôlant mon front et je sentis son souffle chaud sur mon visage.
― Ouvre la bouche, souffla-t-il.
Je m’exécutai, haletante et pris la bouchée qu’on me tendait dans ma bouche. Une explosion de saveur et de sensation. Encore meilleur que de faire l’amour. De la fraîcheur fruitée avec l’épice qui ne faisait que mettre du coffre aux saveurs légères et sucrés. Agrume et… oh! De la menthe!! Quel délice!
 ― Alors, chuchota-t-il?
J’ouvris les yeux, toujours aussi haletante. Sa proximité et la magie des saveurs dans ma bouche du restant d’épice qui dansait sur ma langue, me fit frissonner de la tête au pied.
― Succulent, répondis-je encore un peu groggy!
― J’en suis ravi.
Il appuya son front sur le mien et ferma les yeux. J’observai son visage serein et j’avoue que si j’avais pu arrêter le temps, je l’aurais fait là! Un instant de pur bonheur qui ne dura que quelques secondes, car abruptement, il se recula. Son soupir me laissa croire qu’il s’était reculé à contre cœur, qu’il aurait resté ainsi plus longtemps. Toutefois, ce moment changea mon point de vue et ma manière d’être. Comme si j’avais compris que la notion de temps n’avait plus d’importance, que c’était simplement le présent qui était important. Et le moment présent était merveilleux.
― Je n’ai pas de mérite sur la recette, car je l’ai trouvé en fouillant sur le web, mais la technique fait toute la différence. Je voulais élaborer un concept plus sensuel à la dégustation. Afin de découvrir un aspect plus agréable à déguster certains repas, même les plus banales.
― J’aime bien le concept, répondis-je enfin revenue à moi-même, plus zen que jamais. Toutefois, pourquoi prendre une recette existante. J’ai entendu parler de tes mérites de cuisinier dans toute la ville.
― Tu as raison! Je crée mes recettes habituellement, mais en toute sincérité Lili, il prit un temps pour s’appuyer sur l’îlot en face de moi, lever les yeux vers moi et continuer : Il y a une femme qui me chamboule complètement voir qui m’obsède tellement que j’en perds mon imagination. Je n’ai même plus envie de faire de la cuisine, sauf pour elle.
Je ne répondis pas, comprenant les sous-entendus de cet aveu. Je le regardai dans les yeux un instant et mon petit moi comprit que je ne pouvais pas tout contrôler, mais que je pouvais me résilier à suivre la vague. Carp diem! Le moment présent est important et sans mot dit, nous venions de signer un accord d’échange mutuel pour un temps indéterminé. Après avoir fait cette constatation, je me levai pour faire le tour de l’îlot et pris son bras.

― Alors lâche les fourneaux pour un moment et profites de la vague.

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