Bienvenue à la boutique Sexy Chocolat


Un plaisir aussi onctueux que le chocolat

Attention, cette histoire est à caractère érotique. Pour un public avertit.

Introduction: Liliana Valois surnommée Lili est une jeune femme un peu carpe diem qui possède une boutique de produit érotique bien particulière. La boutique Sexy Chocolat offre de la lingerie fine, nommé Votre création pour toutes les silhouettes de femme en plus de nombreux produits pour tous les goûts. Sans oublier un coin salon pour les longues séances d'essayage, mais aussi pour une présentation de produits entre copines et des consultations privées sur les produits. Il y a aussi un miroir reflétant la plus belle image de ces clientes et surtout d'onctueux chocolat nommé Satisfaction. Découvrez les aventures de Lili dans sa nouvelle ville dans une boutique loin d'être normale!!

vendredi 16 mai 2014

Chapitre 14

J’étais encore frustrée de ma fin de semaine! J’avais un poids sur le cœur et je n’étais pas capable de m’en défaire. Comment aie-je pu manquer une telle occasion? Le lendemain matin, je me suis réveillé alors que la matinée était bien avancée. J’étais seule dans le lit, car monsieur se levait aux aurores. Il dût partir à Montréal pour la journée. Comment l’aie-je su? Une charmante Judith eut le plaisir de me le dire juste un peu avant qu’elle se foute de ma gueule. Bien sûr, je lui raconter ma mésaventure de la nuit et j’eu le droit entre deux éclats de rire :
― Attends! C’est pour ça qu’on a couché ici? Pour t’endormir dans ses bras!? Quelle romantique tu fais ma Lili!
Comment aie-je pu être aussi bête pour me laisser aller dans les vapeurs de l’alcool et m’endormir? On ne fait pas ça Lili! Pas avec un homme aussi… sexe que Carl!
Bon! Ceci dit, une chose me consola… à moitié! Judith me raconta qu’il avait une tête d’un gars qui avait passé une nuit torride avec une déesse de l’amour. Était-ce parce qu’il c’était foutu de ma gueule ou était-ce parce qu’il s’était vraiment endormi avec moi? L’histoire ne le dit pas. Du moins, pas pour le moment.
Je suis donc revenu chez moi avec un mélange de sentiments amoureux et de tristesse. Depuis dimanche, je me morfonds à me poser mille et une question, typique d’une femme.
M’aime-t-il un peu? Beaucoup? À la folie? Pas du tout?
J’ai même été à deux cheveux d’aller chercher des fleurs pour faire comme dans les films. Je vous rassure, je me suis contenu! Heureusement qu’hier était ma journée de ménage. J’ai pu passer ma frustration dans les coups de balai et de chiffons. Toutefois, aujourd’hui je me suis dit que je devais trouver une activité me demandant toute ma concentration pour me sauver de mes idées noires. Ma comptabilité semblait la parfaite tâche pour contrer mon humeur. Des chiffres, des calculs, de la précision; c’était exactement ce qu’il me fallait. C’est armé d’une bouteille d’eau et d’un bon café bien tassé que je me décidai à plonger mon nez dans mes livres.
Pourtant, je n’ai pas le temps de voir où j’en étais que j’entendis une voiture entrer dans le stationnement. Quelques secondes après, une madame Lafayette frappa avec énervement à la porte de la boutique en criant mon nom.
Je poussai un soupir et marcha vers la porte d’entrée.
― Je suis désolé Lili, mais je devais te parler aujourd’hui!
― Entrez Mme Lafayette, répondis-je tout sourire, même si le cœur n’y était pas. Vous savez que ma porte est toujours ouverte.
Je la laissai entrer et l’invita  à se rendre vers le salon. Elle marcha d’un pas assuré vers les canapés et se retourna attendant mon signal pour y aller. La petite étincelle dans l’œil ne m’échappa pas. L’expérience avait donc réussi. Je l’invitai donc à s’asseoir et à me raconter son expérience.
― Exquis, déclara-t-elle d’entrée de jeu!
― Quoi donc, Mme Lafayette, demandai-je feignant l’innocence?
― L’idée de combiner un morceau de mon délicieux fudge avec le miroir, les chandelles et tout et tout, était une magnifique idée. Je suis encore toute émoustillé. Quelle est la suite?
J’haussai un sourcil, surprise de cet empressement. Nous avions fait un grand pas. Heureuse de cette réussite, je ne pus m’empêcher de rire. Ce corps de femme mature se transformait en petite fille toute énervée devant une montagne de cadeau.
― Puis-je explorer les jouets, osa-t-elle?
― Pas maintenant, répondis-je encore plus surprise. De toutes évidences, quelqu’un avait réussi à lui mettre dans la tête l’idée d’utiliser les jouets.
― Avant, je veux que vous exploriez une autre chose. Comme je vous l’ai déjà dit, vous devez bien vous connaître  avant de choisir votre futur amant siliconé. Prochaine étape… êtes-vous prête?
― Oh que oui!
― Donc la prochaine étape sera dans la douche.
― Je vous demande pardon, échappa Mme Lafayette dubitative.
Ne me laissant pas décourager, je continuai ma lancée.
― Vous m’avez bien comprise, sous la douche. Parfois on sous-estime les biens faits des jets de la douche à titre de massage.
― Vous désirez que je me masse sous la douche?
― Oui et vous aller essayer ceci.
Je me levai et me dirigeai vers la section des produits et revint une bouteille verte à la main.
― Je vous présente un gel de douche bien particulier. Celui-ci est à la menthe.
― Ok et alors, demanda Mme Layette soudainement les épaules basses?
― En plus de goûter bon, la menthe a pour propriété d’être stimulante à cause de sa fraîcheur. Alors, lorsque vous vous savonnez avec ce produit, il est fort probable que les zones érogènes de votre corps seront stimulées. Et je vous rassure tout de suite le produit est hypo-allergène. Alors, voici le plan. Vous vous savonnez sensuellement comme si vous caressiez la plus belle sculpture de votre vie et n’oubliez aucune partie de votre corps.
Je pris une pause pour être certaine que mon interlocutrice me suivait et je continuai :
― Ensuite, prenez votre douche téléphone et déposez le jet directement que vos zone érogènes et j’entends les seins ainsi que votre clitoris.
Je perçu un petit sursaut lorsque je nommai les zones, mais elle sembla encaisser le choc de la terminologie jusqu’ici bannit de son vocabulaire. On progressait!
― Vous allez remarquer que sur le coup, ça peut sembler désagréable, mais persistez. Le chatouillis va devenir de plus en plus agréable. Pour faciliter l’exercice, vous pouvez vous accroupir.
― D’accord, répondit-elle  mal à l’aise. Dois-je écrire une lettre encore?
― Comme d’habitude. Par contre, la différence entre cette activité et les autres c’est que vous allez recommencer à mainte et mainte fois avant de venir me porter la lettre. Il devrait avoir une évolution dans la manière que vous allez vous sentir face à votre corps. Vous allez peut être découvrir des sensations que vous ne connaissez pas encore. Bref, le mot d’ordre sera d’oser!
― Oser, répéta-t-elle comme une enfant. Bon, d’accord! Je crois que je peux le faire. Je vais vous prendre le gel de douche.
― Pas de problème, passons à la caisse.
Une fois la transaction terminé, elle me remit une enveloppe scellée un sourire fier sur les lèvres.
― Voici ma dernière lettre. Je crois que celle-ci va être bien et la prochaine meilleure.
― Je n’en doute pas Mme Lafayette. Et je vous promets que tout ça reste entre nous.
― Tu es tellement gentille Lili! Merci beaucoup de ton temps.
Elle tourna les talons et quitta la boutique. Je restai derrière le comptoir à observer la porte close. Je songeai au sourire de cette dame à qui je donnais une lueur d’espoir et je réalisai que j’en avais oublié ma peine. C’est vrai que donner aux autres est le meilleur baume pour les cœurs meurtris.


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