Bienvenue à la boutique Sexy Chocolat


Un plaisir aussi onctueux que le chocolat

Attention, cette histoire est à caractère érotique. Pour un public avertit.

Introduction: Liliana Valois surnommée Lili est une jeune femme un peu carpe diem qui possède une boutique de produit érotique bien particulière. La boutique Sexy Chocolat offre de la lingerie fine, nommé Votre création pour toutes les silhouettes de femme en plus de nombreux produits pour tous les goûts. Sans oublier un coin salon pour les longues séances d'essayage, mais aussi pour une présentation de produits entre copines et des consultations privées sur les produits. Il y a aussi un miroir reflétant la plus belle image de ces clientes et surtout d'onctueux chocolat nommé Satisfaction. Découvrez les aventures de Lili dans sa nouvelle ville dans une boutique loin d'être normale!!

vendredi 30 mai 2014

Chapitre 15


Le 23 juin; c’est la fête à St-André Avellin, comme partout au Québec! Pour l’occasion de la fête nationale, la municipalité avait organisé une multitude d’activités au parc central de la ville. Il y avait au programme des jeux gonflables pour les petits et des tonnes d’animation en lien avec l’histoire du Québec, mais aussi plusieurs compétitions amusantes étaient au menu. Sans oublier les différents kiosques disponibles et bien entendu, le célèbre spectacle de fin de soirée et les feux d’artifices.
Comme j’essayais de m’impliquer dans chaque communauté que je visitais, je m’étais inscrite à titre de bénévole pour la St-Jean Baptiste. J’arrivai très tôt, tel qu’on me l’avait demandé afin d’aider aux derniers préparatifs de la fête. Nous devions nous rejoindre à l’entrée du part afin de connaître l’horaire de la journée et le poste où nous serions.
― Lili! Je ne pensais pas te trouver ici aujourd’hui, déclara une voix derrière moi.
En me retournant, je découvris Monique, la caissière du supermarché. Je ne pensais pas qu’elle me reconnaîtrait, encore moins qu’elle viendrait me voir tout sourire. Je me dis que seuls les fous ne changeaient pas d’idée. Faut croire qu’elle ne me voyait plus comme une dévergondé.
― Bonjour Monique! En fait, j’aime bien m’impliquer dans la communauté, alors la fête du Québec me paraissait le moment idéal pour donner un peu de mon temps.
― Je te lève mon chapeau! Ce n’est pas tout le monde qui oserait faire ce que tu fais. Parfois, j’ai l’impression que les jeunes ont perdu l’esprit de communauté.
― Je dirais qu’il faut peut-être leur montrer et leur donner leur chance! Qu’est-ce que vous en dites?
La femme d’une cinquantaine d’année me dévisagea un moment et osa :
― Tu m’épates, Lili! Tu sais, je croyais que tu étais qu’une fille qui aimait s’amuser et s’envoyer en l’air. Je m’excuse d’avoir eu une si base estime de toi.
― Voilà une belle preuve qu’il ne faut pas juger les gens avant de les connaître.
Monique ne répliqua pas. Par contre, mon dernier commentaire fit son bout de chemin dans son esprit. Dès qu’elle eut la chance de s’esquiver, elle en profita en aillant Martin, son patron.
― Martin! Regarde qui sera des nôtres!
― Salut Lili, me lança-t-il tout sourire!
Ouf! J’eue tellement peur qu’il m’en veuille à vie de notre mésaventure dans les prés. Pourtant, il semblait avoir passé l’éponge et apprécier ma présence. Tant mieux!
― Ça fait plaisir de te voir ma belle Lili! Toujours aussi rayonnante!
― Merci! Vous savez, ça me rassure de voir des gens que je connais.
― Ben voyons, déclara Monique! Je suis certaine que tu vas te fondre dans la population, comme si ça faisait des années que tu étais ici.
― BON! Tout le monde, cria l’organisateur. On va séparer les équipes! Martin et Monique vous aller à la billetterie. Daniel, Caroline, Steve, Jérôme et Lorraine, allé aux jeux des enfants…
L’organisateur continua ainsi jusqu’au dernier bénévole. Tous furent nommés, sauf moi. Pourtant, j’étais présente. J’allai voir le chef de la journée qui semblait m’attendre de pied ferme :
― Liliana, c’est ça?
― Oui! Je n’ai pas été nommé.
― En fait, c’est normal. Beaucoup de nos bénévoles aimeraient être assigné à notre camion de bouffe, donc au fait un tirage au sort. Tu es l’heureuse élue. Comme je ne voulais pas faire de jaloux, j’ai omis de le dire. Alors, tu seras dans le camion la bas, finit-il en me pointant un camion bleu royal avec un comptoir sur le côté, identique aux foods truck de New York avec le logo Dubreuil Traiteur.
Soudainement, je n’ai plus envie d’y aller. Je donnerais volontiers ma place à quelqu’un d’autre. Pourquoi je ne voulais pas y aller? Peut-être parce que le propriétaire est l’homme avec qui j’aurais dû passer une nuit torride qui au lieu de ça, j’ai ronflé comme une marmotte. LA HONTE!
Je vins pour me retourner vers l’organisateur pour lui demander de changer de place, mais il avait déjà disparu.
Bon! Fait une femme de toi et assume la responsabilité de tes actes. Mettons monsieur ego de côté et allons-y. Après tout, il n’y a pas mort d’homme… simplement un orgueil qui c’est évanoui.
Malgré ces bonnes paroles, je sentais une nervosité affreuse dans le creux de mon estomac. Néanmoins, mes pas me dirigèrent vers le camion en question. Puis je le vis sortir la tête, m’apercevoir et me faire un grand sourire. Mon petit moi à envie de courir se cacher dans ma boutique. Pourtant, je continuai à avancer, faussement souriante. Je lui envoyai la main et après avoir parcouru les quelques mètres qui nous séparaient (qui me semblèrent des kilomètres), j’arrivai à sa hauteur.
― Lili! Je suis vraiment content de travailler avec toi. Comment vas-tu?
― Bien…
― Tu en es certaines, me demanda-t-il soudainement inquiet de ma condition?
― Oui… non! Je suis tellement…
― Lili, m’interrompit-il. Cesse ne t’en faire pour samedi. Je comprends, l’alcool, le soleil, la fatigue et tout. Je n’ai pas tenu plus que toi.
Je le regardai dubitative. C’est tout? Tout ce temps à se fendre l’âme parce que je n’avais pas été digne d’une scène explicite pour ça. Vraiment, j’ai l’art de dramatiser tout. Je me suis senti les épaules soudainement tellement légère.
― Puis entre toi et moi, ce n’est que partie remise, me chuchota-t-il à l’oreille.
Il me fit un clin d’œil et se mit au boulot en m’expliquant le plan de la journée que j’écoutais à moitié, car mon imagination sexuelle c’était mis en branle. Une ribambelle d’idées d’endroits et de positions me traversa l’esprit.
― Lili! Lâche les rêves érotiques, me lança Carl en claquant des doigts.
Il s’approcha de moi et déposa ces deux mains chaudes sur mes bras et me couva de son regard protecteur.
― Je sais que c’est tentant de rêver de mes fesses, mais aujourd’hui est une énorme journée et il y a beaucoup de travail. Je te donne tout ce que tu veux demain, mais là, j’ai besoin de la Lili avec toute sa tête.
― Bon, d’accord! Mais j’ai juste besoin d’une chose pour me calmer.
― Quoi donc?
Je m’étirai sur la pointe des pieds, passai ma main derrière sa nuque et l’embrassai fougueusement. Il me rendit mon baiser sans se faire prier et rit doucement lorsque je me décollai. Je le regardai dans les yeux avec un air de défi :
― Essaie de ne pas rêver à mes fesses monsieur Ego.
Puis tournai les talons en l’entendant répéter monsieur Ego, faussement offusqué. Il avait gagné mon cœur, mais j’avais gagné cette bataille. Si on peut appeler ça une bataille!

Au comptoir de de billetterie, un homme à tête grisonnante demanda un laissez-passer pour une personne. La préposée, tout sourire, lui remit en ticket en échange de la monnaie qu’on lui tendit tout en lui souhaitant bonne journée. L’homme lui lança un sourire et se tourna pour observer les festivités. Il y a longtemps qu’il n’avait pas vu de près ce genre de jubilés. Il appréciait l’idée que l’homme, même s’il avait un besoin maladif de tout dominé, était capable de festoyer avec ces pairs.
D’un pas tranquille, il avança dans la foule en échappant un sourire à droite et à gauche cherchant une personne bien précise. Il tourna le coin d’un kiosque de produits naturelles quand il l’a vit embrasser un homme costaud et beaucoup plus grand qu’elle. Son cœur se serra en voyant la jeune femme aux cheveux auburn.
Ma pauvre Lili! Sais-tu quel mal tu te fais?
Comme un père surprotégeant ses enfants, il eut envie d’aller la tirer des bras de l’homme et de la sermonner sur ses responsabilités qu’elle avait accepté en signant un contrat avec lui, mais il s’abstint. Il n’avait pas le droit d’intervenir dans la vie de ses protégés sauf s’il y avait urgence. Ce qui n’était pas le cas présentement. Elle devait apprendre de ses erreurs, mais Dieu sait que la chute serait douloureuse.

La jeune femme se retourna un instant, comme si elle se sentait épiée. Ne voyant rien, elle retourna œuvrer dans le camion à titre de serveuse. Gabriel sourit et souhaita que le cœur de sa protégée de connaîtra plus de blessure comme à la mort de son mari.

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